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Adieu

Chères Calichichi,
Et ton autre sœur dont j’ai oublié le nom,

Honnêtement, je ne sais pas pourquoi je n’ai pas introduit ce surnom plus tôt. Il est juste P A R F A I T.

À l’heure où vous lirez ces lignes, vous serez sans doute dans le bus, après avoir quitté le foyer familial à la recherche d’aventures. J’espère que votre séjour à Rome sera génial. Je suis fier de vous : aller à Rome pour admirer de vieux bouts de cailloux montre une vraie maturité. Vous avez enfin évolué et j’ai hâte qu’on parle la langue des cailloux ensemble.

J’ai appris grâce à l’Histoire qu’un petit séjour dans les champs faisait toujours du bien. Bon, même si ici il n’y a pas de coton, ça me fait plaisir de voir que ça vous a quand même fait évoluer. (Je ne suis pas certain de cette blague… elle est peut-être un peu osée mdrheizzjzl.)

Plus sérieusement, je suis vraiment content de vous avoir rencontrées et je ne garderai (quasiment) que de très bons souvenirs. J’espère que ce séjour vous aura permis de grandir. Même si un mois, c’est un peu court, je suis convaincu que c’est le cas.

Fanny et moi avons été assez épatés par votre maturité, votre gentillesse et votre humour. Vous êtes vraiment au top, alors ne changez surtout pas. Continuez aussi à garder votre joie de vivre : c’est particulièrement agréable, par les temps qui courent, d’avoir des amies aussi joviales, toujours partantes pour tout faire et tout tester.

Je crois que les meilleures rencontres sont celles qui donnent l’impression qu’on se connaît depuis bien plus longtemps qu’un mois. Vous faites partie de celles-là. C’est assez rare pour être souligné, alors j’espère sincèrement que vous n’oublierez pas ce séjour à la montagne. (Je dis ça d’une façon mélodramatique pour que vous vous sentiez obligées d’en organiser d’autres, vu que je suis un pigro ihihihihi.)

Bref, j’ai vraiment hâte qu’on refasse des choses ensemble en montagne. (Étonnant dit comme ça, mais c’est la raison pour laquelle je vais garder cette formulation.) J’attends ça avec impatience. En attendant, revenez quand vous voulez à Cremona, vous y serez toujours les bienvenues.

Prenez soin de vous, continuez à rire pour des blagues sur le pipi, à partir dans des idées improbables et à rendre les journées plus légères. En reprenant les mots de Manon : si un jour vous avez un coup de mou, levez simplement les yeux le soir ; on sera peut-être en train de regarder la même lune.

À très vite, j’espère.

Votre ancien père.

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